Généalogiste successoral : un métier rare et intrigant

généalogiste successoral

Dans 2 % des cas après un décès, les notaires font appel à des généalogistes successoraux pour rechercher des héritiers. En Alsace, une quinzaine de personnes vivent de ce métier peu connu, dont l’équipe de l’étude Coutot-Roehrig, leader français sur le marché. Ils pistent des familles, démêlent les secrets. Cela peut durer un jour ou cinq ans.

 

Ce sont des enquêteurs ou journalistes en costume cravate, des diseurs de bonnes nouvelles. Leur métier est peu connu et peu répandu puisqu’il y en a 600 à 700 en France à vivre de ça. Ce sont les généalogistes successoraux, des gens qui passent des mois, voire des années, à retrouver le père d’une personne décédée, sa fille, son petit-cousin parti vivre à des milliers de kilomètres ou… à vingt mètres. Cela à la demande de notaires pour la juste répartition des héritages.

 

Chaque recherche démarre par un décès. « Hier, j’ai annoncé à un monsieur que son père était mort et qu’il avait un frère et une sœur… Il ne le savait pas. Cela m’arrive une à deux fois par semaine ! » , indique Éric Latour, le directeur des recherches du cabinet Coutot-Roehrig à Strasbourg. Celui-ci estime que les liens familiaux se sont distendus avec l’évolution de la société : « Il n’est pas rare que des cousins vivent à quelques pâtés de maison sans le savoir. »

 

Ouvrir un dossier, c’est plonger dans « une totale inconnue ». Le travail démarre avec la base de données du groupe, englobant des états civils, des recensements de population, des registres matricules pour les appelés, etc. Cette base comprend un milliard de données, ce qui en fait la deuxième plus importante au monde après celle… des Mormons.

 

Le chercheur entre le nom des personnes qui l’intéressent dans l’ordinateur et obtient des informations qui sont le point de départ de son enquête. Après, la grosse partie du boulot se fait sur le terrain, le nez dans les archives, à la rencontre des gens susceptibles de faire avancer la recherche. Un travail qui peut durer « un jour ou cinq ans – en moyenne, un an ou un an et demi. »

 

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L'Alsace 27/06/2017

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